
Dans ce spectacle, en hommage à Isadora Duncan, initiatrice de la danse libre au début du siècle dernier, Fabienne nous fait voyager à travers différentes dimensions de l’Être, dans une danse-métamorphose où chaque geste naît de la Présence à ce qui est pour s‘épanouir dans l’espace. Sa danse est une prière pour l’éveil des Êtres et leur reconnexion à la Lumière.

Dans l’élan de l’instant, le mouvement jaillit du dedans, se déploie dans l’espace, se pose et laisse une trace, trace de lumière. Ce spectacle nous invite à une communion entre la calligraphie et la danse de l’être, là où le signe rejoint l’impalpable. L’Art que partagent Mohamed Boustane et Fabienne Courmont est un souffle où chaque geste naît de l’intérieur et se déploie dans l’espace comme une métamorphose de l’âme. Tous deux nous ouvrent la porte d’un langage universel, langage du cœur.
« Mohamed Boustane est un des artistes calligraphes marocains les plus représentatifs.
Né en 1960 à Casablanca, il vit à Marrakech ou il anime des ateliers d’art et s’occupe d’activités associatives à l’intérieur comme à l’extérieur du Maroc.
Chez Boustane, la calligraphie est d’abord une affaire de passion et de patience. Ses déliés, ses jambages et ses chutes expriment une esthétique de la forme poussée aux limites du raffinement. Essentiellement gestuelle, son écriture cible parfois une représentation géométrique déterminée si ce n’est pas celle d’objets abstraits dans un espace très sobrement coloré…
Contrairement
aux artistes calligraphes dont regorge la ville de Marrakech, l’artiste évite
les couleurs démonstratives de la peinture
artistique et réduit sa palette à une véritable mystique
de la pigmentation en parfaite harmonie avec son dessin de calligraphe.
C’est
que son esthétique de la lettre véhicule aussi une éthique,
un sens du sacré qui donne à son travail un caractère
sublimatoire.
Dans chaque œuvre souffle l’esprit, un esprit qui précipite
les mots dans un espace inconnu et les fait vibrer comme si la lumière
les avait soudainement touchés.
Boustane semble très inspiré par ce que sa main trace, qu’il
tire de l’espace du tableau pareil au chaos, avec des gestes d’alchimiste
transmuant chaque lettre en signe céleste et expérience intime
mêlés. »
Abderrahman Benhamza (Critique d'art)
Photos : Pierre Tocchio

Ce spectacle s’inspire de différentes traditions pour rejoindre un langage universel.
Fabienne nous fait voyager dans toutes les dimensions de l’être au féminin : fille, femme, mère, femme sauvage et déesse… dans une danse-métamorphose où chaque geste naît de l’intérieur pour s’épanouir dans l’espace comme une trace de lumière.
Sa danse, comme dans le mythe d’Isis, est une prière pour le réveil du principe féminin, source magique de toute fécondité et de toute transformation. Ce principe féminin qui réside en chacun de nous que nous soyons femme ou homme. C’est une danse alchimique d’amour et de guérison pour nous et pour la terre et une offrande à la vie qui permet à chaque être d’accéder au meilleur pour lui et pour l’univers.