
Formée par Tanaka Min au Japon, Fabienne a introduit le Tanaka en France en 1984 et après l’avoir adapté pour les occidentaux, elle a conceptualisé la méthode « Massage Tanaka, l’Art du souffle et du toucher » qu’elle transmet depuis 1994 avec l’accord de Tanaka Min.
Synthèse de différentes traditions (Yoga, Shiatsu, massage Thaï), ce massage a été créé au Japon dans les années soixante-dix par le danseur Butô Tanaka Min dans ce qu’il appelait le « Body Weather Laboratory (BWL) » afin de préparer le corps et l’esprit au mouvement.
Il se pratique au sol et habillé.
Pressions manuelles, mobilisations passives et étirements de tout le
corps s’enchaînent en une danse lente et rythmée par la
respiration du receveur. Peu à peu les tensions et mémoires inscrites
dans le corps lâchent, le corps s’assouplit et le souffle de vie
habite et régénère chacune de nos cellules.
C’est
un merveilleux outil qui nous amène dans notre centre et
nous connecte à notre axe afin d’arriver au silence du mental.
Il nous permet d’accueillir le moment présent et de découvrir
de nouveaux chemins dans le corps et l’esprit.
De même que nous pouvons influencer notre corps par nos pensées, nous pouvons influencer notre pensée par notre corps.
Il s’agit dans cette approche du BWL, de faire amitié entre le corps, la matière et l’esprit. Comment faire Un avec la nature, les éléments, l’environnement, l’autre, l’univers… abolir la frontière entre l’intérieur et l’extérieur du corps et trouver de nouveaux chemins dans le corps et l’esprit : c’est cette recherche fondamentale que m’a transmise Tanaka Min lors de ses stages en France et de mon séjour de travail intensif avec lui en 1984 au Japon, qui m’a poussé à faire mon propre chemin et intégrer ensuite dans mon enseignement l’esprit de la météorologie du corps.
Mon cheminement m’a amené également à une
nouvelle approche du Butô que je nommerai « Butô de
la lumière ».
À la
différence du Butô traditionnel, né d’Irochima, que
l’on peut traduire par « danse des ténèbres » et
qui met l’accent sur la douleur, l’inconscient et les chambres
obscures de la psyché, je pars du principe que tout est lumière
et énergie.
Quand nous nous éveillons à l’Être, nous sommes cette lumière-énergie qui embrasse tout, des profondeurs de la matière aux vastitudes de l’esprit et qui rejoint l’innommable. Nous élevons notre vibration jusqu’au cœur de nos cellules et permettons à ce qui nous entoure de s’élever également.
Dans les stages et les camps de danse de l’être dans la nature,
nous apprenons à lâcher le mental séparateur pour redevenir
comme des enfants capables de ressentir sans a priori ni jugement ce qui est.
Nous éveillons nos cinq sens et développons une écoute
subtile de nous, de l’autre et de l’environnement et notre intuition.
Nous ouvrons notre champ de perception afin de ne faire qu’un avec la
pierre, l’eau, le vent, l’arbre, l’abeille, la fleur, l’étoile…
C’est
une expérience chamanique dans son essence, en dehors de tout dogme
et rituel traditionnel. Chacun fait son expérience et retrouve sa capacité d’entrer
en osmose avec ce qui l’entoure.
C’est dans les micro-mouvements
de la danse Butô que nous avons
les macro-sensations et que l’infiniment petit rejoint l’infiniment
grand. Chaque geste se fond dans l’harmonie du Tout.
Le Danseur Butô devient
alors « médium du lieu », antenne entre la terre
et le ciel. Recevant les énergies cosmiques, la lumière, il la
redonne dans une danse d’amour et de guérison à la terre
et aux éléments.
De même, il reçoit de la nature
et des éléments ce dont il a besoin pour son chemin d’évolution.
C’est une co-respiration dansée, une méditation et une offrande à la vie.